Humeur des marchés
Un focus mensuel sur le marché des obligataires.

Un mois en demi-teinte

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Le sans-faute des marchés d’actions observé au mois d’avril ne s’est pas reproduit en mai. Les gains engendrés en première partie du mois ont été effacés au cours de la seconde partie. Sur le marché français, le CAC 40 a ainsi consolidé de -2,21 %. Statistiquement prévisible en mai, cette respiration des marchés a été nourrie par des facteurs politiques en Europe et dans plusieurs pays émergents. Trois pays sont actuellement sur la sellette : l’Italie, l’Espagne et la Turquie.  En Italie, le risque, connu depuis plusieurs semaines, concerne la montée au pouvoir d’une coalition de partis populistes encline à l’euroscepticisme et au non-respect des règles européennes. En Espagne, le vote de la motion de censure de Rajoy constitue également un facteur d’incertitude pour l’avenir politique du pays dans un climat économique qui reste toutefois favorable, la croissance étant au rendez-vous. En Turquie, l’échéance électorale du 24 juin prochain est un sujet d’inquiétude dans un contexte de crise marqué par une inflation grandissante, la chute de la livre turque et la probable ingérence du Président Erdogan sur la Banque centrale. Le contexte européen a donc fortement joué sur le panorama mondial des taux en mai. Le risque politique italien évoqué plus haut a conduit à un élargissement des spreads sur la dette italienne face à toutes les autres dettes européennes. La pression, particulièrement forte sur les valeurs bancaires, s’est propagée à l’ensemble de la cote européenne. C’est ainsi que les obligations de groupes bancaires ont pesé en mai sur la performance des portefeuilles de nos clients. Dans le reste du monde, les tensions commerciales ont connu des hauts et des bas. Il est difficile de se prononcer sur l’issue des négociations entre les Etats-Unis et ses partenaires commerciaux (Chine, Europe, Mexique et Canada en tête) qui, pour l’heure, sont en situation de riposte face à un Donald Trump invariablement imprévisible. Le dollar a profité de ce contexte général pour s’apprécier, notamment face à l’euro : -3,18 % pour l’EUR/USD sur le mois.

5 juin 2018 – Benjamin Frazer

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