Humeur des marchés
Un focus mensuel sur le marché des obligataires.

Récit d’une année de marché

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En 2021, il était difficile de perdre de l’argent sur les marchés d’actions, à quelques exceptions près. L’année s’achève sur des hausses spectaculaires pour certains des grands indices mondiaux : 30,8 % pour le CAC 40 GR (France), 28,8 % pour le S&P 500 (Etats-Unis), 23,2 % pour le Nasdaq Composite (Etats-Unis), 22,7 % pour l’Euro Stoxx 50 GR (Zone euro) et 5,6 % pour le Nikkei 225 (Japon).

En revanche, les différents segments du marché obligataire n’ont pas été logés à la même enseigne. En moyenne, seuls les emprunts privés d’émetteurs à haut rendement (high yield) ont tiré leur épingle du jeu en se détachant positivement, dans un contexte où il n’y avait pas d’autre alternative (suivant le concept TINA : There Is No Alternative), ce qui allait de pair avec la hausse des marchés d’actions. Les obligations d’émetteurs privés de bonne qualité (investment grade) ont un peu reculé tandis que celles d’émetteurs souverains ont souffert de l’inflation et de l’anticipation d’un moindre soutien monétaire dans un proche avenir.

La crise allant, les politiques des banques centrales n’en sont plus au même stade. La plus importante, la Fed, se prépare doucement à un resserrement monétaire. Elle a déjà diminué ses rachats d’actifs mensuels et devrait remonter ses taux directeurs très prochainement. Plus proche de chez nous, au Royaume-Uni, la BoE a réalisé un premier tour de vis en relevant son principal taux directeur de 0,15 % à 0,25 %. Quant à la BCE, elle prévoit de mettre fin à son programme d’achats urgence pandémie (PEPP) en mars prochain, mais continuera à réinvestir les intérêts et remboursements au moins jusqu’en 2024, et il est peu probable qu’elle remonte ses taux cette année.

Bien sûr le virus est toujours omniprésent dans notre quotidien, mais il est frappant de voir à quel point nous avons appris à vivre avec. C’est probablement cette lecture de la crise par les acteurs du marché, associée à l’univers monétaire actuel, qui se révèle favorable aux marchés risqués. Dans de nombreux secteurs, les supposés gains de productivité ont aussi nourri cet enthousiasme. Le chômage a retrouvé des niveaux bas et les entreprises offrent en moyenne de bonnes perspectives de croissance. Toutefois, il convient de rester prudent dans la mesure où la situation peut évoluer rapidement.

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