Humeur des marchés
Un focus mensuel sur le marché des obligataires.

Positive attitude

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En janvier, l’appétit pour les actifs les moins risqués, notamment les emprunts d’Etat, s’est maintenu par crainte des répercussions négatives du Coronavirus sur le commerce mondial et, plus précisément, sur celui des produits manufacturés chinois. C’est ainsi que les spreads de crédit se sont élargis sur le marché obligataire et que les marchés actions ont accusé un repli, plus prononcé en zone euro (-2,78% pour l’Euro Stoxx 50) qu’aux Etats-Unis (-0,16% pour le S&P 500). Toutefois, la tendance générale est la même que l’an passé : les banques centrales restent accommodantes, les budgets publics s’alourdissent (aux Etats-Unis surtout) et l’inflation est contenue. Cet environnement de croissance modérée sans inflation est favorable aux marchés et nous amène à rester positifs pour les mois à venir, sous réserve que l’épidémie soit maîtrisée et enrayée.

En 2019, la bonne santé de la première économie mondiale (les Etats-Unis) a déjoué les pronostics. Bien sûr, la Réserve fédérale a joué un rôle en inversant, dès janvier 2019, sa politique par la baisse des taux directeurs. Résultat, début 2020, la plupart des indicateurs économiques sont au vert. En Europe, la situation est moins réjouissante, sans être négative. La croissance en zone euro au quatrième trimestre accuse un peu le coup (+0,1 %) du fait des contre-performances française (-0,1 %) et italienne (-0,3 %), mais le navire garde le cap.

Selon nous, à moyen terme, le retour rapide de l’inflation – généré par un rythme soutenu de croissance des salaires – constitue l’un des principaux risques de part et d’autre de l’Atlantique, sachant qu’un niveau d’inflation élevé est souvent précurseur de récession. Pour revenir au Coronavirus, il convient de nuancer ses effets. Ainsi, sa propagation rend le continent chinois moins énergivore, donc moins consommateur de pétrole, ce qui s’est traduit dernièrement par une baisse des cours malgré les tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Un pétrole moins cher est un poste de dépenses allégé pour les ménages et les entreprises. Dans cette configuration, il est désinflationniste et favorise la réallocation des dépenses, ce qui est bénéfique pour l’activité.

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