Humeur des marchés
Un focus mensuel sur le marché des obligataires.

L’heure du bilan

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Encore en décembre, les marchés sont restés particulièrement haussiers. C’est ainsi que se clôture une année (très) positive pour ces derniers (moins vrai en Europe – CAC 40 à -7,14 %) dans un contexte mondial de crise sanitaire et par conséquent économique majeure.

Hormis l’effet vaccin qui était prévisible, les grandes responsables de cette remontée des marchés après le chaos du mois de mars sont les banques centrales. Au sein de toutes les grandes puissances mondiales, elles ont inondé de liquidités les circuits de capitaux en recourant à une création monétaire – planche à billets – massive. Cette manne de liquidités a permis aux Etats de s’endetter massivement, leur permettant d’honorer leurs promesses d’aides aux ménages et aux entreprises très vite annoncées en début de crise. Cela a eu pour conséquence de limiter la casse (emplois et faillites) mais a fait exploser les ratios de dettes publiques sur PIB (116,4 % pour la France fin septembre 2020). L’abondance de liquidités a également permis de faire grossir les programmes de rachats d’actifs déjà importants des banques centrales, de long (allongement de la durée des rachats) en large (augmentation du nombre d’actifs éligibles aux rachats), avec pour objectif de faire baisser le coût de la dette des entreprises.

Comme rarement dans les crises, l’onde de choc s’est propagée très vite partout dans le monde. C’est sûrement une des raisons pour laquelle la planche à billets a autant été utilisée. En effet, toutes choses étant égales par ailleurs, créer de la monnaie la rend moins rare et donc mois chère face aux autres monnaies. Notre chance a été que la création monétaire s’est généralisée partout et a donc très atténué cet effet de perte de valeur d’une devise à une autre. Ne reste finalement à résoudre que le problème du poids des dettes…

L’année 2020 s’est soldée par deux autres actualités majeures. D’une part, les Etats-Unis ont élu leur nouveau Président, du camp adverse de Donald Trump : Joe Biden. Il entrera officiellement en piste le 20 janvier prochain. D’autre part, le Royaume-Uni est (enfin) sorti de l’UE après un accord arraché le 24 décembre dont le secteur des services financiers ne fait pas parti…

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