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Breakfast News | 8 septembre 2017

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Benjamin Frazer, Associé chez Investeam.

Conseil en investissements obligataires sur mesure pour les institutionnels et organismes sans but lucratif.

Sur quel pied danser

La situation est cornélienne. D’un côté, nous avons une zone euro dont les signes de reprise se renforcent de plus en plus et, de l’autre, une envolée spectaculaire de l’euro depuis le début de l’année. Le problème est que leurs effets peuvent être foncièrement opposés, inflation en tête. En effet, la croissance européenne est habituellement confortablement soutenue par la consommation. Sa récente accélération favorise la hausse des prix et le retour à l’objectif de la BCE sur ce critère. Toutefois, nous ne consommons pas que des produits « made in euro zone ». Le change rentre alors en compte dans ce calcul de la hausse des prix. Un euro qui monte, ce sont des importations moins chères qui exercent une pression à la baisse des prix. L’évaluation précise de ces forces contraires est encore floue pour la BCE qui ne s’est pas mouillée hier, remettant au mois prochain l’explication de ses actions à venir. En attendant, statu quo sur les taux et le programme de rachats d’actifs et de révision à la baisse de l’inflation pour l’année prochaine.

Changement au sein du CAC 40

On prend les mêmes et on recommence. Il y a 4 ans, Alcatel-Lucent (Nokia aujourd’hui) prenait la place de STMicrolectronics dans l’indice CAC 40. Dès le 18 septembre prochain, elle reprendra sa place. Pour rappel, les critères à l’entrée sont le volume des transactions, le flottant du capital et la capitalisation boursière. On devrait rapidement voir émerger une des anomalies de marché bien connues : l’achat de l’entrant et la vente du sortant, favorisés par les mouvements des fonds indiciels. Sur le SBF 120, Euronext a annoncé les entrées d’ALD, FNAC Darty et Maison du Monde pour la même date.

Amazon continue de grandir

L’Etat et les municipalités sont très souvent mis en concurrence par les entreprises américaines sur leur implantation géographique. Les crédits d’impôts et subventions accordés sont le nerf de la guerre. Aujourd’hui, c’est au tour d’Amazon de lancer un appel d’offres sur l’installation de son second siège aux Etats-Unis : le projet « Amazon HQ2 ». Les conditions : dans une ville de plus de 1 million d’habitants, à 45 min maximum d’un aéroport et pouvant accueillir jusqu’à 50 000 employés. L’annonce est passée. Aux collectivités de ramer pour remporter le marché. Pour l’exemple, depuis 2010, l’actuel siège d’Amazon a rapporté à la région de Seattle plus 38 milliards de dollars d’investissements.

Calendrier macro-économique

  • 08h00 : balance commerciale (Allemagne) ;
  • 10h30 : production manufacturière (Royaume-Uni) ;
  • 10h30 : balance commerciale (Royaume-Uni).

Benjamin Frazer

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