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Breakfast News | 6 août 2018

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Benjamin Frazer, Associé chez Investeam.

Conseil en investissements obligataires sur mesure pour les institutionnels et organismes sans but lucratif.

Buffett va bien

Le plus célèbre des investisseurs au monde affiche un résultat net au sein de sa société d‘investissement Berkshire Hathaway en progression de près de 200 % au deuxième trimestre. Trois raisons expliquent cette solide performance. La première est d’ordre comptable et fiscal : le groupe est obligé d’intégrer ses plus-values latentes à son résultat net et son taux d’imposition a été réduit de 28,9 à 20 %. La deuxième se trouve dans la santé inégalée de l’économie américaine qui constitue une aubaine pour un investisseur très local. Enfin, la troisième résulte d’un pari pris il y a quelques années et qui continue à être renforcé : la montée au capital d’Apple dont le parcours boursier donne le vertige. Aujourd’hui, le groupe est son troisième actionnaire avec 5,1 % du capital.

Le ratio d’endettement des entreprises cotées dans le monde s’améliore

En 2017, le ratio de dettes sur fonds propres s’est établi à 53 % contre 56,2 % en 2016. La raison de cette amélioration, la croissance des bénéfices par action en 2017 : +14 % pour les groupes du S&P 500, +86 % pour ceux de l’Euro STOXX 600 et +66 % pour ceux du Nikkei. Des disparités géographiques existent entre ces groupes, à l’instar de ceux des pays du Sud de l’Europe (ex. ratio de 96 % au Portugal). Les groupes français sont à la huitième place des moins endettés (ratio de 45 %). A noter également des disparités sectorielles entre, par exemple, le papier (ratio de 80 %) très impacté par la digitalisation, l’évolution du comportement des consommateurs et l’écologie et, à l’inverse, les services informatiques très peu endettés (ratio inférieur à 40 %).

Pression américaine sur l’Iran et ses partenaires

Aujourd’hui, prend effet la première vague de sanctions américaines contre les entreprises du monde entier qui traitent avec l’Iran, gros exportateur de matières premières. Sont concernés l’or, l’aluminium, l’acier et le charbon. Dans d’autres secteurs, comme l’automobile ou l’aéronautique, les entreprises étrangères présentes en Iran sont sommées depuis des mois de quitter le pays. Total a entamé son retrait. Les sociétés qui ne s’exécutent pas auront un accès restreint au marché américain. Enfin, le pétrole iranien ne sera touché par la vague qu’à partir de novembre.

Trump n’est pas bon commerçant

Le déficit commercial américain est remonté en juin après la baisse observée depuis mars. Il s’établit à 46,3 milliards de dollars, en hausse de 7,2 % sur 1 an. Effet logique des représailles douanières et de la hausse du dollar, cette détérioration de la balance commerciale s’explique également par la hausse de la demande intérieure, boostée par la réforme fiscale, et donc des importations : 1,6 milliard de dollars de produits supplémentaires sont entrés sur le territoire américain en juin. Pas de chance pour Trump, cette détérioration s’observe avec les régions qu’il chahute le plus (Union européenne, Chine et Mexique) !

Dans le reste de l’actualité

Pour se développer sur le marché chinois, Heineken va acquérir 40 % du China Resources Beer Holdings, le numéro 1 de la bière en Chine.

Un des principaux associés de McKinsey, Eric Labaye, prend la tête de l’Ecole polytechnique.

Au Brésil, Lula, même condamné, est désigné candidat officiel du Parti des travailleurs pour les élections présidentielles d’octobre.

Calendrier macro-économique

08h00 : commandes à l’industrie (Allemagne)

Benjamin Frazer

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