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Breakfast News | 4 juin 2018

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Benjamin Frazer, Associé chez Investeam.

Conseil en investissements obligataires sur mesure pour les institutionnels et organismes sans but lucratif.

Une politique américaine à contre-courant de tous

Si la stratégie de Trump est largement critiquée dans le monde entier et suscite des interrogations sur l’avenir des relations commerciales, cela vaut également à l’intérieur des Etats-Unis. Au sein même du clan Trump, on désespère à l’idée de devoir donner des explications rationnelles à chaque changement de ton. De leur côté, les entreprises exportatrices de biens de consommation craignent les représailles des acheteurs étrangers. Enfin, le ralentissement des importations de produits de masse pourrait faire baisser le pouvoir d’achat des ménages. Seuls les lobbyistes de la sidérurgie sont satisfaits.

Mesure du risque en Espagne et en Italie

La motion de censure votée au Parlement contre le gouvernement de Mariano Rajoy en fin de semaine dernière a permis ce week-end de placer à la tête du pays le chef de file du Parti Socialiste Pedro Sanchez. L’Espagne est la deuxième préoccupation politique européenne derrière l’Italie. La formation d’un gouvernement stable est la problématique commune. En revanche, les fondamentaux économiques et politiques sont nettement différents. D’une part, l’Espagne renoue avec une croissance honorable (+2,7 % attendue pour 2018) qui lui permettra d’absorber plus facilement sa dette encore très élevée (99 % du PIB). D’autre part, si le Parti Socialiste au pouvoir, minoritaire aujourd’hui, devait mener la danse dans les années à venir, elle le ferait consciencieusement, dans le respect des règles européennes. Cette semaine, Sanchez devrait présenter la composition de son exécutif et ses objectifs.

Petrobras fragilisé

Le mouvement social brésilien mené par les routiers a finalement obtenu une réduction de 10 % du prix du gazole et diverses autres concessions : une mauvaise nouvelle pour Petrobras, le géant pétrolier public. A la suite de ces décisions, son P-DG, Pedro Parente, a décidé de passer la main, dénonçant l’ingérence de l’Etat dans la fixation des prix. Petrobras revenait de loin après le scandale de corruption qui avait éclaté en 2014. Les comptes étant redevenus verts et la confiance des investisseurs s’améliorait. C’est donc un nouveau coup dur à surmonter pour le remplaçant du P-DG, le Directeur Financier du groupe, Ivan Monteiro.

Trop de fonds d’investissement dans le capital-investissement

C’est la conclusion d’une étude menée par Coller Capital. Ces derniers mois, les opportunités d’acquérir à bon compte des entreprises se font rares. Aux Etats-Unis notamment, les leviers d’endettement atteignent des niveaux de surchauffe : en moyenne 6,57 fois l’excédent brut d’exploitation est nécessaire pour racheter une entreprise. De plus, les conditions de financement ne vont pas s’améliorer dans les années à venir avec le loyer de l’argent qui redeviendra une problématique.

Dans le reste de l’actualité

Impressionnant : 3,8%, c’est le taux de chômage américain publié vendredi dernier.

Presque aussi impressionnant : Castres a remporté samedi son 5ème titre de champion de France face à Montpellier.

AccordHotels est sur les rangs pour reprendre la participation de l’Etat dans Air France (14,3 %).

Calendrier macro-économique

10h30 : indice PMI de la construction (Royaume-Uni)

16h00 : commandes de biens durables et à l’industrie (Etats-Unis)

Benjamin Frazer

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