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Breakfast News | 4 juillet 2022

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Benjamin Frazer, Associé chez Investeam.

Conseil en investissements obligataires sur mesure pour les institutionnels et organismes sans but lucratif.

Un semestre calamiteux

Le premier semestre a été marqué par une combinaison de chocs sur les marchés qui ont propulsé l’inflation à des niveaux élevés. Cette dernière s’est d’abord réveillée sous l’effet des déséquilibres entre offre et demande post-Covid avant de s’envoler avec la guerre en Ukraine. Aujourd’hui encore, elle ne décélère pas, atteignant, sur un an, 8,6 % aux Etats-Unis (mai) et 8,6 % en Zone euro (juin).

Le job des banquiers centraux

Les banques centrales, grandes régulatrices du marché des taux d’intérêt, ont tardé à mettre en œuvre de réelles politiques monétaires restrictives. Alors qu’aux Etats-Unis, la FED a déjà relevé ses taux directeurs à trois reprises depuis le début de l’année, la BCE en Zone euro s’apprête tout juste à le faire ce mois-ci. Sans surprise, au vu de ces perspectives de resserrement monétaire, les prévisions de croissance économique se dégradent rapidement. Aujourd’hui, un scénario de récession n’est plus à exclure de part et d’autre de l’Atlantique dans les prochains trimestres.

Mauvais cocktail

Cette conjugaison de facteurs a déjà fortement impacté l’ensemble des actifs, dont les obligations et les actions cotées, et devrait atteindre, dans les prochains mois, des marchés moins liquides comme l’immobilier ou le private equity. Depuis le début de l’année, les taux des emprunts à 10 ans des Etats américains et français sont passés de 1,5 % à 3,2 % pour le premier et de 0,2 % à 2,1 % pour le second. Les marchés d’actions les plus « chers », à savoir les valeurs de croissance, ont été les plus touchés, à l’exemple du Nasdaq Composite aux Etats-Unis qui recule d’environ 20 % en euros depuis le début de l’année.

Des jours meilleurs

Le calme ne pourra revenir qu’à la seule condition que l’inflation décélère. A ce moment-là, les banques centrales s’en tiendront aux calendriers de resserrement monétaire déjà communiqués et aujourd’hui intégrés par les investisseurs. Les agents économiques (entreprises et ménages en premier) pourront alors de nouveau se projeter, et un nouveau cycle économique démarrer dans un climat plus apaisé.

Dans le reste de l’actualité

Guillaume Pepy, l’ancien patron de la SNCF, devient le président d’Orpea.

Citi est en négociations avec des acheteurs russes pour sortir du pays.

Près d’un cadre sur deux a reçu une augmentation en 2021.

Calendrier macro-économique

Férié : journée de l’indépendance (Etats-Unis)

08h00 : balance commerciale (Allemagne)

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