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Breakfast News | 30 août 2019

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Benjamin Frazer, Associé chez Investeam.

Conseil en investissements obligataires sur mesure pour les institutionnels et organismes sans but lucratif.

Rédigées par Benjamin Frazer, Conseiller en investissements financiers chez Investeam Wealth

L’or des banquiers centraux

Le métal précieux va clôturer un mois d’août exceptionnel, autour de 8 % de hausse de son cours. Depuis le début de l’année, il s’apprécie de près de 20 %. L’or monte rarement artificiellement. De solides fondamentaux poussent les prix à la hausse. Les premiers acheteurs sont les plus grands intervenants sur les marchés au monde : ce sont les banques centrales. Les tensions géopolitiques et commerciales augmentent constamment sous l’ère Trump. Acheter un actif physique leur permet de se couvrir contre le risque lié à leur devise respective. Elles ont également besoin de diversifier leurs réserves de change, jusqu’ici souvent surexposées au dollar américain. Depuis 3 ans, les Etats-Unis se font plus d’ennemis que d’amis : la désensibilisation à leur monnaie en est accentuée !

L’or des autres

Les seconds acheteurs regroupent tous les autres investisseurs. Presque partout dans les pays développés, les taux d’intérêt réels sont négatifs. C’est-à-dire que les emprunts d’Etats, jugés « sans risque », offrent des rendements inférieurs à l’inflation. Pour limiter l’érosion de leur capital, ces investisseurs ont donc un choix à faire entre d’une part prendre plus de risque pour espérer un rendement supérieur et d’autre part thésauriser leur épargne à travers un actif tangible reconnu, ne servant pas de revenus, et monnaie d’échange de tous depuis bien avant la création des marchés financiers : l’or. Rappelons le dernier épisode en date pour son envolée : de mi-2011 à mi-2012 (période de taux d’intérêt réels négatifs).

Le consommateur américain

Ce dimanche 1er septembre entrera en vigueur une énième hausse des tarifs douaniers sur plus d’une centaine de milliards de dollars d’importations américaines en provenance de Chine. Les produits de grande consommation sont en première ligne : beaucoup sont d’origine chinoise car moins chers et donc convoités par les ménages américains. Ces produits offrent de très faibles marges aux producteurs chinois. Il est alors compliqué d’assumer une hausse des coûts (droits de douane) sans la répercuter sur le consommateur final…

Le défaut argentin

En Argentine, la crise ne temporise pas, elle s’aggrave ! Mercredi, le ministre des Finances argentin a demandé au FMI un rééchelonnement de la dette publique, faute de pouvoir satisfaire ses créanciers à temps. Hier, le peso argentin s’enfonçait encore face au dollar américain (-30 % en 20 jours), au plus bas depuis 2005. Aux primaires (politiques) du 11 août dernier, le succès du parti de l’opposition (centre gauche) inquiète pour les élections présidentielles du 27 octobre prochain. Son leader, Fernandez, critique l’action du FMI qui, selon lui, aggrave la situation économique du pays. Les relations avec l’un des principaux créanciers du pays pourraient donc subitement se dégrader.

Dans le reste de l’actualité

« Après Free, Orange envisage aussi de couper le signal de BFMTV » (La Tribune).

Calendrier macro-économique

08h00 : indice des prix des logements (Royaume-Uni)

08h00 : ventes au détail (Allemagne)

08h45 : indice des prix à la consommation (France)

11h00 : indice des prix à la consommation (zone euro)

14h30 : dépenses des ménages (Etats-Unis)

15h45 : indice PMI de Chicago (Etats-Unis)

16h00 : confiance des consommateurs (Etats-Unis)

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