Breakfast News
Un autre regard sur l'actualité du jour
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Breakfast News | 3 août 2018

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Benjamin Frazer, Associé chez Investeam.

Conseil en investissements obligataires sur mesure pour les institutionnels et organismes sans but lucratif.

Zone de turbulence pour Ryanair

Il y a 6 mois, la compagnie aérienne low-cost irlandaise reconnaissait les syndicats pour la première fois de son histoire. Alors que le groupe n’avait pas connu de grève en 30 ans, elle les voit se multiplier partout en Europe depuis le début de l’année. Déjà en septembre dernier, son P-DG avait dû consentir une augmentation de salaire de 20 % pour ses pilotes suite aux grandes annulations de vols pour manque de personnel naviguant. Aujourd’hui, une partie du personnel veut obliger la direction à conclure des contrats de travail dans leur pays de rattachement plutôt qu’en Irlande. Pour l’heure tous irlandais, ces contrats permettent au groupe d’économiser drastiquement sur sa masse salariale (moins de taxes, de charges sociales et de surcoûts administratifs). Un revirement sur ce sujet mettrait à mal le modèle low-cost dans son ensemble…

Le phénomène d’ubérisation de l’économie

Selon un sondage Elabe, aujourd’hui, plus de 60 % des Français ont déjà eu recours à l’économie collaborative (covoiturage, financement participatif, association de producteurs locaux, etc.) Sur les âges, les jeunes plébiscitent le covoiturage (47 %) quand, sur les professions, les cadres sont davantage intéressés par l’échange ou la location de leur logement (48 %). Au global, 63 % des Français pensent que cette nouvelle économie apporte un avantage pour les individus, mais seulement 45 % la considère favorable pour l’emploi. Ils sont encore moins nombreux (38 %) à penser qu’elle est bénéfique pour les entreprises traditionnelles du secteur concerné. Cette opinion reflète la tendance lourde de l’ubérisation de l’économie.

Des premières victimes américaines du commerce extérieur de Trump

Goldman Sachs estimait récemment que l’augmentation à 10 % des tarifs douaniers sur toutes les importations chinoises se traduirait par une baisse de 15 % des profits à venir générés les entreprises du S&P 500. Aujourd’hui, rappelons que l’administration envisage de porter ces tarifs à 25 % sur le quart d’entre elles. Le premier marché à en pâtir est, sans nul doute, celui des matières premières. Pour le moment, l’acier et l’aluminium sont visés. Autre secteur concerné, l’automobile dont la plupart des grands noms ont publié leurs résultats trimestriels. Ford a estimé l’impact de cette politique à 600 millions de dollars en 2018. General Motors a abaissé ses prévisions de croissance pour l’année en cours. Et Harley-Davidson a annoncé son intention de délocaliser une partie de sa chaîne de production en Europe. Tout cela ne tient pas compte des éventuelles représailles qui pourraient surgir partout dans le monde…

Entrée en Bourse réussie pour Sonos

Au lendemain des quelques déceptions sur résultats pour plusieurs mastodontes de la tech américaine, le fabricant d’enceintes Sonos s’est introduit sur le Nasdaq dans un climat qui aurait pu être meilleur. Hier, premier jour de cotation, la valeur du titre a réussi à faire des étincelles en s’offrant plus de 20 % de progression. Créé en 2002, Sonos a su se faire une place dans un marché très concurrentiel, partagé entre les acteurs traditionnels (Bose, Bang & Olufsen…) et les nouveaux arrivants structurellement très solides (Amazon, Apple…)

Dans le reste de l’actualité

Starbucks s’allie à Alibaba en Chine pour distribuer son café sur un marché encore jeune.

Ca y est, Apple vaut 1 000 milliards de dollars en Bourse, les Echos y consacrent deux pages ce matin.

La cote de Macron est remontée en juillet malgré l’affaire Benalla, après un plus bas en juin.

Le pape François raye la peine de mort du catéchisme qui, dans sa version de 1992, l’autorisait encore dans des cas très particuliers.

Calendrier macro-économique

09h50 : indices PMI des services et composite (France)

09h55 : indices PMI des services et composite (Allemagne)

10h00 : indices PMI des services et composite (zone euro)

10h30 : indice PMI des services (Royaume-Uni)

11h00 : ventes au détail (zone euro)

14h30 : balance commerciale (Etats-Unis)

14h30 : créations d’emplois et taux de chômage (Etats-Unis)

15h45 : indices PMI des services et composite de Markit (Etats-Unis)

16h00 : indice PMI non manufacturier de l’ISM (Etats-Unis)

Benjamin Frazer

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