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Breakfast News | 25 septembre 2017

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Benjamin Frazer, Associé chez Investeam.

Conseil en investissements obligataires sur mesure pour les institutionnels et organismes sans but lucratif.

Le Brexit au point mort

Theresa May s’exprimera dans l’après-midi pour apporter quelques éclaircissements sur l’agenda du Brexit. Une façon de reprendre la main face à ses détracteurs tels que Boris Johnson, le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères. Toutefois, son discours ne devrait pas être très différent des positions du Royaume-Uni au lendemain du référendum, notamment sur la réclamation d’une période de transition de 2 ans et des relations commerciales ad hoc avec les pays européens. Seules potentielles concessions : la contribution au budget européen jusqu’en 2020 et l’assouplissement des droits des citoyens européens au Royaume-Uni. Le négociateur en chef pour le camp européen, Michel Barnier, tendra l’oreille…

Risque politique écarté au Brésil

A en croire l’état de l’économie brésilienne, de ses prévisions de croissance et de son marché financier, le pays est au seuil d’une solide reprise. Pour 2017, la banque centrale brésilienne a révisé les prévisions de croissance (+0,4% à +0,7%) et d’inflation (de +3,8% à +3,2%). Les investisseurs étrangers reviennent, convaincus du bien-fondé de la politique de réformes impopulaires (sur les retraites notamment) menées par un Michel Temer en sursis du fait de ses entraves à la justice. Les groupes français implantés au Brésil, comme Renault ou Pernod Ricard, enregistrent une solide croissance de leurs activités. La succession politique n’est pas perçue comme un risque fort aujourd’hui bien que l’ex-Président Lula reste en tête des intentions de vote pour l’élection de 2018.

La dette toujours la dette

Le Wall Street Journal révèle l’état des nouveaux prêts consentis aux entreprises américaines et européennes les plus endettées. Il se trouve qu’aux Etats-Unis la croissance de ces prêts est de 53% sur un an, non loin du record de 2007. En Europe, 70% des nouveaux emprunts d’entreprises sont évalués plus à risque.

Merkel renouvelée

Et de quatre. La victoire de son parti hier aux élections législatives était attendue. Le nerf de la guerre est donc ailleurs, dans le nouveau paysage politique qui découle de ce scrutin. Dans une Allemagne historiquement dirigée par une coalition de partis politiques, la CDU-CSU de Merkel gouvernait jusqu’à présent avec la deuxième force politique du pays, le SPD (la gauche allemande). Or, son chef de file, Martin Schulz, déçu du résultat du scrutin, ne renouvellera pas cette coalition. Merkel devra donc certainement composer avec les Verts et les Libéraux pour former une nouvelle alliance majoritaire. Le problème de gouvernance à venir se pose donc en ces termes : comment Merkel va-t-elle pouvoir dérouler sereinement son programme pro-européen aux côtés des Libéraux et d’un parti d’extrême-droite (AfD) tout juste entré au Parlement.

L’Irlande troisième plus gros créancier des Etats-Unis

La Chine et le Japon sont de loin les indétrônables créanciers des Etats-Unis, comptabilisant chacun plus de 1 100 milliards de dollars de bons du Trésor. Mais, en 5 ans, l’Irlande s’est hissée à la troisième place du tableau, passant de 90 à 300 milliards de dollars. Rien d’étonnant dans cette tendance qui s’explique par l’attractivité fiscale du pays. En entreposant des montagnes de cash chez des dépositaires irlandais, car taxées si rapatriées, les Apple, Facebook et compagnie souscrivent pour des milliards de titres obligataires dont des bons du Trésor américain. Pour ne parler que d’Apple, le groupe détient 52 milliards de dollars d’emprunt d’Etat américain et 150 milliards de dollars d’obligations privées. Ces géants deviennent à eux seuls de gigantesques gestionnaires d’actifs !

De loin le plus important dans l’actualité

Elections en France ce week-end, pas de changement de bord pour le sénat qui reste à droite. Nouvelle loi de finance oblige, le diesel augmentera de 10% l’an prochain. Uber fait appel face au non renouvellement de sa licence à Londres. Quatrième round de négociations sur le Brexit cette semaine qui promet d’être efficace : personne ne doit être froissé. Rendez-vous demain pour la suite du rapprochement potentiel entre Alstom et Siemens, un enjeu de taille pour l’amitié franco-allemande.

Calendrier macro-économique

  • 10h00 : climat des affaires (Allemagne).

Benjamin Frazer

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