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Breakfast News | 24 avril 2020

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Benjamin Frazer, Associé chez Investeam.

Conseil en investissements obligataires sur mesure pour les institutionnels et organismes sans but lucratif.

La BCE emboîte le pas

Comme la Réserve fédérale américaine un peu plus tôt dans le mois, la BCE a annoncé mercredi qu’elle allait accepter de recevoir, au moins jusqu’en septembre 2021, des actifs dégradés de catégorie spéculative (non investment grade) en garantie (collatéral) de ses financements aux banques. L’objectif est de réduire l’impact procyclique des dégradations de notes de crédit des entreprises européennes.

Des banques chanceuses

Les banques européennes ont repris des couleurs en Bourse ces derniers jours. Premières bénéficiaires de la décision de la BCE, permettant d’augmenter la masse de crédits, elles profitent également du dispositif de prêts garantis par l’Etat (PGE) pour soulager la trésorerie des entreprises. En clair, sur les 300 milliards prévus, les banques ne prendront que 30 milliards de risque (10 %), puisque c’est l’Etat qui subira 90 % des pertes dans les cas de défaut de remboursement.

Survivre

Tel est l’enjeu majeur des entreprises dans cette crise. C’est la raison pour laquelle tous les gouvernements et banques centrales s’attèlent à soulager leur trésorerie. Dans leurs récentes communications liées à leur publication de résultats trimestriels, les entreprises cotées insistent sur leur capacité à tenir le coup. La dernière en date est Renault. Malgré un plongeon de près de 20 % de son chiffre d’affaires au premier trimestre, le groupe s’est montré rassurant sur ses liquidités qui, à fin mars, dépassaient les 10,3 milliards d’euros, après avoir fondu quand même de 5,5 milliards d’euros sur la période. De plus, Renault pourrait bénéficier d’une ligne de crédit supplémentaire de 4 à 5 milliards d’euros dans le cadre des PGE.

L’effondrement normal

En France, le baromètre du climat des affaires calculé par l’Insee est tombé hier à son plus bas niveau depuis sa création en 1980. Rien de surprenant au vu du gel de presque toutes les activités sur le territoire ! Selon l’Insee, un mois de confinement ampute le PIB français de 35 % (environ 3 % en rythme annualisé). La reprise très partielle des activités dans l’industrie et le bâtiment peut redonner espoir, mais le retour à la normale n’est pas encore envisageable.

Dans le reste de l’actualité

Dès la sortie du confinement, 59 % des Français souhaitent se rendre chez leur coiffeur.

Le tournoi de Roland Garros démarrera finalement le 27 septembre prochain.

Calendrier macro-économique

08h00 : ventes au détail (Royaume-Uni)

10h00 : climat des affaires (Allemagne)

14h30 : commandes de biens durables (Etats-Unis)

16h00 : indice Michigan de confiance des consommateurs (Etats-Unis)

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