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Breakfast News | 20 mai 2020

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Benjamin Frazer, Associé chez Investeam.

Conseil en investissements obligataires sur mesure pour les institutionnels et organismes sans but lucratif.

L’Allemagne convaincue

En début de semaine, la France et l’Allemagne ont présenté leur proposition de plan de solidarité de 500 milliards d’euros pour l’UE (environ 4 % de son PIB). Au début peu favorable à ce plan, soutenu par la France et les pays du Sud de l’Europe, et à l’idée des corona bonds, l’Allemagne s’est laissée séduire par la finalité d’un tel soutien : le financement de projets directs plutôt que le remplissage des caisses des Etats membres. La frontière est mince mais a suffi…

Le mécanisme

Tels que présentés, ces corona bonds prendraient la forme d’obligations émises par l’UE elle-même dont le fruit serait apporté au budget européen pour être finalement reversés aux pays membres dans le besoin sous forme de subventions non remboursables. Avec son budget, l’UE assumerait le remboursement et le paiement des intérêts aux acheteurs de sa dette. Les négociations à venir porteront notamment sur la manière d’augmenter les ressources de l’UE. Cela pourrait passer par la création d’impôts européens.

Les non convaincus

Ce nouveau pas vers une forme de mutualisation européenne de dettes ne fait pas encore l’unanimité au sein de l’UE. Il reste à convaincre des pays tels que les Pays-Bas ou l’Autriche, plus enclins à fonctionner sous forme de prêts aux Etats (remboursables à un moment où à un autre). Pour une grande partie, les négociations à venir traiteront des conditions posées pour bénéficier de ces fonds : une sorte de clé de répartition devrait voir le jour. Entre l’impact sanitaire et économique, la mesure du soutien nécessaire ne sera pas simple à déterminer.

Nouveau plan de restructuration

Après la vente de sa branche ascenseur, l’industriel allemand ThyssenKrupp a annoncé un nouveau plan de restructuration, salué par ses actionnaires et créanciers. Le groupe envisage à nouveau une association avec l’indien Tata pour sa branche acier. Ses concurrents chinois (Baosteel) et suédois (SAAB) sont également dans la boucle. Le groupe a négocié avec le syndicat IG Metall la suppression de 3 000 emplois sur les 27 000 de cette division. Par ailleurs, sa branche construction navale est dans le viseur de l’italien Fincantieri.

Dans le reste de l’actualité

Renault a obtenu un prêt garanti par l’Etat de 5 milliards d’euros.

Kevin Mayer, le père de Disney+, s’est fait débauché par TikTok.

Calendrier macro-économique

08h00 : indice des prix à la consommation (Royaume-Uni)

08h00 : prix à la production (Royaume-Uni)

08h00 : prix à la production (Allemagne)

11h00 : indice des prix à la consommation (zone euro)

16h30 : stocks de pétrole brut (Etats-Unis)

20h00 : Minutes de la Fed (Etats-Unis)

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