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Breakfast News | 2 mai 2022

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Benjamin Frazer, Associé chez Investeam.

Conseil en investissements obligataires sur mesure pour les institutionnels et organismes sans but lucratif.

Aux portes de la stagflation

La France n’en est plus très loin, avec une croissance nulle au premier trimestre et une inflation qui atteint 4,8 % en avril sur un an. Et il n’y a pas que les prix de l’alimentation et de l’énergie qui grimpent fortement, ceux des services s’y mettent aussi (+2,9 %). Se nomme stagflation cette combinaison de croissance très faible (ou nulle) et de forte inflation des prix.

Le premier trimestre à la loupe

La consommation des ménages, premier moteur du PIB français, a baissé de 1,3 % sous l’effet de la hausse des prix alimentée par la guerre en Ukraine (pour le catalyseur le plus récent). Autres composantes du PIB, d’une part la production de biens et services a ralenti et augmente de seulement 0,5 %, d’autre part l’investissement des entreprises reste positif (+0,7 %). Les carnets de commandes sont bien remplis. Pour finir, la bonne surprise vient du côté de la balance commerciale : +1,5 % pour les exportations et +1,1 % pour les importations.

En zone euro

Au premier trimestre, en moyenne, la croissance y est légèrement plus forte qu’en France (+0,2 %) ainsi que l’inflation (+7,5 % en avril sur un an). Pour le moment, les hausses des salaires, qui alimenteraient l’inflation en « second tour », restent bien en-dessous des taux d’inflation des pays membres. Les pressions salariales sont encore peu élevées car beaucoup d’États agissent directement sur les coûts énergétiques (ex. le « bouclier énergétique » en France). Mais cela ne peut durer qu’un temps.

Finie, l’adolescence…

Les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) ont tous fait état d’un ralentissement de leur croissance au premier trimestre. Les arbres ne montant jamais jusqu’au ciel, il paraît cohérent que certaines activités (principales ou pas) atteignent un certain niveau de maturité et donc une courbe de croissance moins pentue. À cela s’ajoutent des difficultés conjoncturelles, comme dans d’autres industries, telles que le ralentissement de l’activité industrielle chinoise (pour Apple notamment) ou encore la hausse des prix des transports et des salaires (pour Amazon notamment). Dans tous les cas, ces valeurs emblématiques de la cote américaine ont causé, en grande partie, le recul du Nasdaq Composite de 13,3 % en avril (du jamais-vu depuis 2008) et du S&P 500 de 13,3 % depuis le début de l’année (du jamais-vu depuis 1939).

Dans le reste de l’actualité

Les prix de l’immobilier ne baissent pas encore.

Les Russes ont violé l’espace aérien en Suède et au Danemark.

Régine s’en est allée.

Pernod Ricard accélère ses investissements dans le scotch whisky.

Calendrier macro-économique

08h00 : ventes au détail (Allemagne)

09h50 : indice PMI manufacturier (France)

09h55 : indice PMI manufacturier (Allemagne)

10h00 : indice PMI manufacturier (Zone euro)

16h00 : indice PMI manufacturier (Etats-Unis)

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