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Breakfast News | 17 juillet 2018

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Benjamin Frazer, Associé chez Investeam.

Conseil en investissements obligataires sur mesure pour les institutionnels et organismes sans but lucratif.

Quand les croissances se lissent entre elles

Le FMI nous livre ses perspectives de croissance pour 2018 et 2019 : la croissance mondiale devrait avancer au même rythme en 2018 (+3,9 %) et en 2019 (+3,9 %) avec, toutefois, une certaine hétérogénéité entre économies avancées et pays émergents. Tant décriés ces temps-ci, ces derniers devraient afficher une croissance en hausse de 4,9 % en 2018 à 5,1 % en 2019 en moyenne, tandis que la dynamique des économies avancées devrait reculer de 2,4 % en 2018 à 2,2 % en 2019. L’arrivée à maturité de certains marchés et la fin de cycle économique aux Etats-Unis sont les facteurs explicatifs avancés.

Le contre-exemple de la Chine

La Chine fait partie des pays émergents les plus mûrs. Avec la Russie, ce sont les seuls de la catégorie à décélérer entre 2018 et 2019 selon le FMI. Ce matin, les Echos mettent en lumière trois indicateurs en nette décélération – et non pas en recul absolu – depuis des années en Chine : la production industrielle, les investissements en actifs fixes et les ventes au détail. Tous évoluent sur des points bas. Pékin vient de publier l’évolution de son PIB au deuxième trimestre : +6,7 % en rythme annualisé, un plus bas depuis 2016. Et l’effet des « caresses » commerciales sino-américaines n’apparaît pas encore dans ces chiffres. Heureusement, la Chine a les moyens de contenir l’effritement de sa croissance : elle peut agir sur sa monnaie et, comme elle l’a fait récemment, soulager ses banques en abaissant le ratio de leurs réserves obligatoires, ce qui leur a octroyé environ 90 milliards d’euros supplémentaires pour financer l’économie.

Les constructeurs automobiles français eux aussi champions du monde

Renault et Peugeot n’ont tout simplement jamais autant vendu de voitures qu’en cette première partie de l’année. Par la demande, la production automobile française est nettement remontée : depuis 2017, la France se classe à la troisième place des producteurs européens, derrière l’Allemagne et l’Espagne. Par ailleurs, Renault fait un carton au-delà des frontières européennes : ses ventes ont bondi de 16,4 % sur la période.

Un autre fonds souverain sans énergie fossile

Le désengagement des énergies fossiles des grandes institutions fait la tendance de ces dernières années. Le revirement de politique d’investissement le plus récent et le plus important nous vient de la banque centrale de Norvège – gérant le plus gros fonds souverain au monde (850 milliards de dollars sous gestion) – qui a annoncé l’année derrière vouloir céder ses participations dans ce secteur (limité toutefois au charbon). A une autre échelle, c’est le fonds souverain irlandais (10,4 milliards de dollars sous gestion) qui fait l’actualité. L’Ireland Strategic Investment Fund (Isif) dispose de 5 ans pour liquider ses quelque 318 millions d’euros de participations dans des entreprises réalisant plus de 20 % de leurs revenus dans les ressources fossiles.

Dans le reste de l’actualité

Hier, la patrouille de France a bien descendu les Champs Elysées en hissant les bonnes couleurs à l’occasion du passage des joueurs de l’équipe de France.

Le changement du mode de calcul des APL est finalement reporté à avril plutôt que janvier 2019.

Calendrier macro-économique

10h30 : taux de chômage (Royaume-Uni)

15h15 : production industrielle (Etats-Unis)

Benjamin Frazer

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