Breakfast News
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Breakfast News | 15 juin 2021

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Benjamin Frazer, Associé chez Investeam.

Conseil en investissements obligataires sur mesure pour les institutionnels et organismes sans but lucratif.

La révision du jour

Elle vient de la Banque de France. Hier, l’institution a revu ses prévisions de croissance du PIB pour la France : +5,75 % au lieu de +5,5 % pour cette année, puis +4 % en 2022 et +2 % en 2023. Ainsi, le PIB français dépasserait son niveau pré-Covid dès le premier trimestre 2022. Ces prévisions sont plus optimistes que celles du gouvernement (+5 % en 2021). Elles sont également au-dessus de la moyenne attendue en zone euro (+4,6 % en 2021), ce qui est logique puisque le PIB français avait reculé plus fortement (-8,3 %) que la moyenne de la zone euro (-6,6 %) en 2020.

Le coup d’envoi

Cette semaine, l’UE réalise la première émission obligataire de son plan Next Generation EU de 750 milliards d’euros s’étalant jusqu’en 2026. Nous aurons plus d’informations dans l’après-midi, mais savons d’ores et déjà que l’UE a choisi d’émettre des obligations à 10 ans. Le montant devrait se situer entre 10 à 15 milliards d’euros, et le taux avoisiner celui de l’emprunt d’Etat français noté AA bien que la Commission européenne soit mieux notée (AAA). Tout cela devrait faire de cette émission un succès. Cette année, l’objectif est de lever 80 milliards d’euros.

Le toit du monde

La Bourse de Paris maintient le cap et devance toujours tous les autres indices internationaux. Le CAC 40 dépasse les 19 % de performance depuis le début de l’année. En Europe, le plus proche est néerlandais : +17 % pour l’AEX 25. Aux Etats-Unis, le Nasdaq Composite et le S&P 500 évoluent respectivement autour de +10 % et +15 % en euros.

Satisfaits

En 2020, les entreprises ont massivement fait appel au marché obligataire pour sécuriser leurs niveaux de liquidités. En France, près de 425 milliards d’euros ont été levés l’an dernier. Les besoins de financement semblent aujourd’hui satisfaits pour la plupart des entreprises investment grade. Le marché primaire est bien moins dynamique, sauf pour ce qui concerne son segment high yield. La prime de risque (écart de taux entre émetteurs privés et émetteurs souverains) s’est considérablement réduite depuis le plus fort de la crise. A tel point que même les entreprises ayant le plus souffert – dans l’hôtellerie par exemple, Accor a subi une reclassification de ses dettes en high yield – retrouvent leurs faibles primes de risque d’avant crise.

Dans le reste de l’actualité

Boris Johnson repousse d’un mois la dernière étape du déconfinement britannique.

Le groupe français Colis privé veut s’introduire en Bourse.

Calendrier macro-économique

08h00 : taux de chômage (Royaume-Uni)

08h00 : indice des prix à la consommation (Allemagne)

08h45 : indice des prix à la consommation (France)

11h00 : balance commerciale (zone euro)

14h30 : ventes au détail (Etats-Unis)

14h30 : prix à la production (Etats-Unis)

15h15 : production industrielle (Etats-Unis)

16h00 : stocks des entreprises (Etats-Unis)

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