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Breakfast News | 15 avril 2020

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Benjamin Frazer, Associé chez Investeam.

Conseil en investissements obligataires sur mesure pour les institutionnels et organismes sans but lucratif.

L’intensification du soutien

Jeudi dernier, la banque centrale américaine (Fed) annonçait une enveloppe de prêts supplémentaire de 2 300 milliards de dollars pour les entreprises, les collectivités locales et les Etats fédéraux. Le marché du crédit (obligataire) a eu également sa part d’oxygène : dans le cadre de son plan de rachat d’actifs, la Fed s’autorise désormais à acheter des obligations d’entreprises high yield pouvant aller jusqu’à BB- (notation Standard & Poor’s). Cette nouvelle a favorisé, en dollars comme en euros, la réduction des écarts (spreads) de taux entre ce type d’obligations et les obligations d’Etats.

La trêve

Elle ne s’est pas fait attendre. Il était en effet peu probable que la Russie et l’Arabie Saoudite s’entêtent dans la durée, mettant en péril une de leurs principales ressources financières. L’OPEP et ses alliés se sont donc entendus pour réduire en moyenne leur production de 10 millions de barils par jour à partir du 1er mai et ce pendant deux mois. Cela représente 10 % de l’offre sur le marché. Trump n’a pas tardé à se féliciter de cette trêve qu’il avait fortement plébiscitée. Il n’en reste pas moins que les stocks de pétrole, colossaux, restent à écouler. Face à une demande toujours en berne, cette trêve reste un maigre soutien au cours du baril. La situation devrait toutefois s’améliorer dans les prochaines semaines.

540 milliards d’euros

Ce montant du plan d’aide, sur lequel l’Eurogroupe s’est entendu en fin de semaine dernière, n’a pas vocation à être totalement consommé, mais prévoit quand même 240 milliards pour le Mécanisme européen de stabilité (MES) faisant crédit aux pays de la zone euro pour 2 % de leur PIB, 200 milliards pour la Banque européenne d’investissement (BEI) soutenant les entreprises en difficulté et 100 milliards pour financer le chômage partiel. Ces milliards s’ajoutent à ceux des plans de soutien nationaux, indépendants, et surtout à ceux de la BCE.

Où en est le rebond ?

+20,5 % depuis le plus bas de l’année (18 mars) sur le CAC 40. La semaine dernière, les marchés européens ont même signé leur meilleure performance depuis 2011. Le rebond est également fort aux Etats-Unis où les marchés ont toutefois moins baissé. L’optimisme est de rigueur alors que les banques centrales élargissent leurs plans au fil des semaines, qu’un accord sur le pétrole est en bonne voie et que la courbe exponentielle de victimes du Covid-19 s’infléchit. La saison des résultats trimestriels, qui s’est ouverte hier avec la publication de ceux de JP Morgan Chase et Wells Fargo, devrait toutefois raviver la volatilité des marchés par les arbitrages et repositionnements que les investisseurs pourraient effectuer sur la période.

Dans le reste de l’actualité

« Donald Trump suspend la contribution américaine à l’OMS » (Les Echos).

En Chine, une boutique Hermès a réalisé 2,7 millions de dollars de chiffre d’affaires le premier jour du déconfinement…

Calendrier macro-économique

08h45 : indice des prix à la consommation (France)

14h30 : ventes au détail (Etats-Unis)

15h15 : production industrielle (Etats-Unis)

16h00 : stocks des entreprises (Etats-Unis)

16h30 : stocks de pétrole brut (Etats-Unis)

20h00 : Livre beige de la Fed (Etats-Unis)

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