Didier Jug

Le Point des gérants | 21 mars 2018 | Editorial

Edito Perspectives – Des rhinocéros et des entreprises

L’organisation OPC a annoncé la tragique nouvelle. Sudan, le dernier mâle rhinocéros blanc du Nord, est mort au Kenya. Agé de 45 ans, l’animal souffrait depuis longtemps déjà et, dernièrement, son état de santé s’était considérablement dégradé. Désormais, l’extinction de cette sous espèce est imminente puisque l’on ne compte plus que deux femelles, Najin et Fatu, et aucun mâle en vie. Tout espoir est donc perdu de voir un petit naitre naturellement pour sauver cette sous-espèce.

Toutes choses étant égales par ailleurs, cette situation évoque celles de bon nombre de PME françaises, peu à peu poussées vers l’extinction par le braconnage. En 2016, l’Observatoire des délais de paiement indiquait que 20 milliards d’euros échappaient chaque année aux PME et ETI en raison de retards ou de refus de paiements. Cette situation s’était aggravée depuis 2014, poussant Bercy à promettre en 2016 un renforcement de la lutte contre ces mauvaises pratiques.

Le rapport remis à l’époque au ministre de l’Économie (un certain Emmanuel Macron) soulignait que les mauvais payeurs étaient généralement les grandes entreprises. Ce même rapport précisait que plus d’une grande entreprise sur deux réglait ses fournisseurs avec retard contre une PME sur trois. En cause, au mieux, une mauvaise gestion de la chaîne de paiement, au pire, un rapport de force entre gros clients et petits fournisseurs — au point que certaines grandes sociétés ont intégré dans leur comptabilité cette mauvaise pratique qui leur permet « d’optimiser » leur trésorerie au détriment de leurs partenaires commerciaux.

Sur le plan de l’éthique, ce comportement est une douloureuse illustration de la perte de valeurs — notamment l’honnêteté — de notre société humaine.

Sur un plan plus pragmatique, beaucoup de PME ayant subi ce comportement n’ont eu d’autre choix que de disparaitre ou d’être « réensemencées » sur le terreau fertile de leurs acquis.

Il en est de même pour nos rhinocéros blanc du Nord. Les ovocytes de nos deux femelles restantes pourraient être fécondés par la semence collectée chez le mâle pour générer des embryons qui seraient alors implantés dans des femelles rhinocéros blanc du Sud. Bien que maitrisée, cette technique n’en est pas moins risquée et, pour le moment, n’a pas fait systématiquement ses preuves.

Il en va de même pour nos PME, entravées dans leur développement.

Pourtant, les spécialistes ont raison de garder l’espoir de voir cette tentative de sauvetage couronnée de succès. Bien qu’attristés par la mort de Sudan, ils refusent de se résoudre à considérer qu’il n’était qu’un merveilleux ambassadeur, non seulement de son espèce, mais aussi de nombreuses autres espèces menacées d’extinction du fait de l’activité humaine.

Cela peut sembler incroyable, mais cette même activité humaine, intelligemment menée grâce aux nouvelles techniques et au talent des experts, pourrait permettre à Sudan d’avoir encore des petits !

Didier Jug
21 mars 2018

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