Grégoire Painvin
JMC Asset Management

Le Point des gérants | 19 février 2018 | Editorial

Impacts de la restructuration de la classification GICS®

En novembre de l’année dernière, Morgan Stanley Capital International (MSCI) et Standard & Poor’s (S&P) – tous deux à l’origine de la classification GICS® (Global Industry Classification Standard), une taxonomie répartissant les entreprises cotées par secteurs et sous-secteurs d’activités – ont annoncé une refonte de leur norme. Ainsi, le secteur des « Services de Télécommunications » sera rebaptisé « Services de Communication » et élargi pour inclure les opérateurs télécoms traditionnels, tels qu’AT&T et Verizon, ainsi que l’industrie des médias, actuellement classée dans le secteur de la consommation discrétionnaire, et les entreprises de l’internet, appartenant aujourd’hui au secteur de la technologie.

La norme GICS a été créé à la fin des années 90 pour mieux refléter les évolutions qui interviennent au sein de l’économie : tertiarisation de l’économie, émergence de nouvelles industries tel que l’internet, mondialisation etc. Depuis sa création, ce changement annoncé n’est que le deuxième, après l’extraction de l’industrie immobilière du secteur des finances en 2016. Si ce dernier n’a eu qu’un impact relativement minime, la restructuration de cette année devrait avoir, en revanche, des ramifications beaucoup plus profondes.

Deux secteurs majeurs directement impactés

Tout d’abord, le changement va toucher directement deux secteurs majeurs. Outre celui des télécoms qui ne représente plus que de 2 % environ du S&P 500 aujourd’hui, les secteurs de la consommation discrétionnaire (environ 13% du S&P 500 dont 3 % dans l’industrie des médias) et surtout celui de la technologie (presqu’un quart du S&P 500) seront également affectés. Ainsi, cette restructuration devrait impacter directement entre 10 % et 15 % de l’indice. De plus, nous ne connaissons pas encore la totalité des entreprises qui seront touchées par ce changement mais, il y a quelques semaines, S&P et MSCI ont révélé une première liste d’entreprises impactées. Figuraient sur la liste des géants de l’indice tels que Google, Facebook, Netflix, Disney ou Comcast. Les deux géants de l’internet représentent, à eux deux, 17 % du secteur de la technologie.

Rappelons qu’avec l’essor de la gestion dite « passive » et des ETFs (ou trackers), une telle restructuration pourrait engendrer d’importants mouvements, notamment au niveau des ETFs sectoriels. Par exemple, cinq des dix premières lignes du fonds indiciel XLK (Technology Select Sector SPDR Fund), qui a environ 20 milliards USD sous gestion, représentent plus de 23 % du portefeuille et seront re-classifiés dans le secteur de la communication ! Tous les gérants ou investisseurs utilisant des stratégies basées sur des rotations sectorielles ou utilisant des modèles quantitatifs propres à chaque secteur vont devoir plancher sur la question. L’historique des données sera nécessairement chamboulé.

Une aubaine pour certains, un problème pour d’autres

Une aubaine pour certains, un problème pour d’autres.Un autre effet de cette restructuration sera l’impact et le poids toujours grandissant du secteur technologique. Après l’éclatement de la bulle tech en 2000, la pondération du secteur au sein du S&P 500 avait été largement réduite, avoisinant les 10 %. Cinq ans plus tard, le secteur représentait 15 % de l’indice, en 2012, plus de 20 % et aujourd’hui presque 25 %. Il est difficile, voire dangereux, dans un marché développé comme les Etats-Unis d’avoir un secteur de cette taille, surtout quand un autre représente moins de 2 %. Reclassifier une partie du secteur en « Communication » permettra de mieux diversifier le marché. Mais, en scindant le secteur de la technologie, le poids des « technos » deviendra tout de même plus important.

Ceci sera une aubaine pour certains, un problème pour d’autres. Les gérants ou investisseurs ayant des contraintes sectorielles, de diversification et de risque, ne pouvant dépasser certains seuils, pourraient être amener à remanier leurs portefeuilles à l’encontre de leurs convictions ou, dans des cas inverses, avoir la possibilité d’augmenter le poids des « technos » dans leur portefeuille. Nous suivons de près ces développements pour évaluer l’impact et les risques que cela aura dans notre propre gestion ainsi que ceux chez nos gérants sous-jacents.  

Grégoire Painvin
12 janvier 2018

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