Didier Jug
INVESTEAM

Le point des gérants | 20 JUIllet 2016 |  editorial

Mais qu’est-ce qu’on peut faire ?

« Là, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté. » [1] Une aspiration qui, malheureusement, ne s’accorde plus, ni à notre beau pays, ni à l’Europe d’aujourd’hui.

L’Etat d’urgence national, décrété en fin d’année dernière et renouvelé hier pour six mois, n’a pas permis d’éviter les manifestations, attentats, caillassages ou agressions de représentants des forces de l’ordre. Dans le même temps, au-delà de nos frontières, l’Union européenne s’efforce de digérer le Brexit, cette amère pilule administrée par les Britanniques. La Turquie, secouée par un coup d’Etat avorté – suivi d’une purge massive et violente, provoque l’ire des grandes puissances qui l’éloignent ainsi de l’Europe. L’une profitant opportunément de la tentative de putsch ; les autres de la purge pour faire ce dont elles rêvaient probablement depuis un moment.

Ce délitement politique, aggravé par le terrorisme dont on sait désormais qu’il ne s’agit pas de l’expression d’une folie temporaire mais d’un fanatisme durablement ancré, confronte les nations occidentales à une situation inédite : instabilité sociale, politique et économique, favorisée par des pouvoirs régaliens inadaptés et aux réflexes inopérants.

Changements

La question infernale se pose donc : que faire quand tout va mal comme aujourd’hui ? Seule réponse valable : refuser de subir et faire face ! Ne pas craindre la tempête qui gronde pour mieux l’affronter et se tourner vers l’avenir. Pour cela, il importe de se libérer de réflexes passéistes pour mieux accepter le changement. Changer de méthodes, d’actions et d’objectifs dans tous les domaines : économique, social et politique.

Dans leur grande majorité, les Français sont probablement plus prêts à ces changements que nos politiques l’imaginent. De toute façon, nécessité fait désormais loi.

En matière économique, le FMI vient de réviser ses prévisions de croissance. Selon lui, les premiers effets du Brexit se feront sentir dès 2017. L’Allemagne et la France seraient les premières victimes puisque que le Royaume-Uni est une contrepartie commerciale majeure (il pèse 9% de nos exportations). Le PIB mondial serait également impacté, ne progressant plus que de 3,1 % cette année et de 3,4 % en 2017, en recul de 0,1 % chaque année.

Libéraliser

Ce ralentissement est loin d’être anodin. Il impose aux entreprises de s’adapter. Et, puisqu’elles sont le premier vecteur de croissance, la nécessité impérieuse est de leur rendre leur manœuvrabilité. En particulier, en France où les PME et les ETI suffoquent de surpression réglementaire. Comme en témoigne justement le journal La Croix aujourd’hui, « un rapport de la Cour des comptes souligne la complexité produite par l’empilement des prélèvements que doivent gérer les entreprises. Selon ce rapport des magistrats financiers publié ce mercredi 20 juillet, pas moins de 233 taxes et impôts sont ainsi perçus sur les entreprises ou transitent par elles (comme la TVA ou les cotisations sociales) ». Que l’Etat laisse donc les entreprises respirer et leur fasse confiance. Elles le lui rendront au centuple ! Libéraliser, le maître-mot est lâché, pour le marché du travail, pour la vie quotidienne des Français. Mais ne tolérer aucun écart, aucune incivilité sociale ou économique. Faciliter, encourager l’initiative, supprimer les freins et les barrières. Mais sanctionner avec fermeté les tricheurs et les casseurs. Juste contrepartie des nouvelles libertés.

Enfin, pour ce qui concerne le terrorisme, il s’agit d’accepter et d’assumer cette menace de dernière génération, polymorphe et objectivement imparable, comme un état de guerre de religion. En conséquence, il convient d’adapter notre riposte pour gagner et, pour cela, de prendre exemple. Depuis longtemps, Israël souffre de tels maux. Cette nation a su développer un arsenal de mesures et de moyens adaptés. Les attentats y subsistent, mais leurs effets restent limités. Que cela nous inspire pour se placer en meilleure posture et contrer la violence dans l’avenir. La mise en œuvre de telles préconisations implique une volonté et un courage politique forts. Souhaitons-les à nos gouvernants.

Didier Jug
20 juillet 2016
[1] Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal, 1857
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