David Dehache
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LE POINT DES GÉRANTS | Lettre Perspective décembre 2015

Des Solutions Casse-Coût

ALORS QUE PARIS était coupée à la circulation les 29 et 30 novembre, il me paraissait difficile de ne pas m’intéresser ce mois-ci à la COP 21 et de remettre cette conférence en perspective.

Soulignons d’abord que la COP21 fait suite à une longue liste de rendez-vous clés : les protocoles de Montréal et Kyoto, le sommet de la terre de Rio et celui de Cancun sur le climat, la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques de Bangkok, celles de Copenhague et de Bali… Cette liste non exhaustive (nous vivons la 21ème COP), qui pourrait évoquer un catalogue de vacances, nous rappelle que la plupart de ces conférences ont, depuis longtemps, sombré dans l’oubli ou n’ont fait l’objet que d’accords a minima, comme celle de Copenhague par exemple.

Le bon vouloir des grandes puissances mondiales

Rappelons également que ces accords sont en général non contraignants, comme le mentionnait J. Kerry avant d’entamer la COP 21. Du reste, il est possible de signer un accord sans le ratifier. Ainsi, un pays ayant signé un traité sans le ratifier n’est tenu qu’à l’obligation morale de ne pas aller à l’encontre de celui-ci. C’est ce qu’ont fait, par exemple, les États-Unis avec l’accord de Kyoto. En revanche, la ratification est nécessaire pour que le traité devienne effectif sur le plan juridique. Pourtant, même s’il est préférable qu’un accord soit mondial, il est primordial que ce soient avant tout les grandes puissances qui le signent. En effet, en 2010, les principaux émetteurs de gaz à effet de serre étaient la Chine (22%), les États-Unis (13%), l’Inde et la Russie (chacune 5%), le Japon (2,5%), l’Allemagne et le Canada (chacun 2%). Un accord entre les deux premiers pays permettrait de traiter à lui seul plus du tiers des émissions de gaz à effet de serre dans le monde, et un accord entre les cinq premiers pays d’en traiter la moitié. En fait, même si un accord peut permettre de donner les grandes lignes pour s’accorder sur la baisse des émissions de gaz à effet de serre, ce sont souvent les intérêts économiques qui guident cette baisse.

Des considérations économiques qui profitent au climat

Tesla l’a bien compris. Le constructeur automobile de Palo Alto ne se contente pas de proposer des voitures 100% électriques, mais a construit un réseau de superchargers qui permettent de recharger la batterie d’une voiture en quelques minutes. Grâce à ce dispositif, le conducteur d’une Tesla peut désormais traverser les États-Unis d’est en ouest ou du nord au sud sans dépenser une goutte de carburant (ce qui n’est pas neutre en terme de budget) et, accessoirement, sans émettre la moindre particule de CO2. Certes, les superchargers nécessitent eux-mêmes de l’énergie (et peuvent donc indirectement consommer de l’énergie fossile type charbon ou gaz), mais Tesla en équipe désormais une petite partie de panneaux solaires.
Coté transport aérien, ce sont également les considérations économiques qui ont avant tout permis de réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Alors que de nombreuses compagnies aériennes cumulaient des pertes lorsque le baril caracolait au-dessus des 100USD le baril, Safran annonçait mi 2008 la nouvelle génération de moteurs LEAP destinés à équiper les nouvelles générations d’avions à partir de 2016, dont l’A320neo. Ce dernier devrait permettre des réductions de consommation en fuel de 15% et d’émissions de NOx de plus de 10% par rapport à un A320 classique, et ce, en disposant d’une autonomie supérieure. Par ailleurs, les compagnies aériennes ont considérablement réduit leur consommation de kérosène en allégeant le poids des avions.

On voit bien que la solution pour préserver le climat ne passe donc pas forcément par des conférences et mesures gouvernementales et que les compagnies privées essaient elles aussi de réduire leur pollution, même si c’est avant tout pour minimiser leurs coûts. Enfin, n’oublions pas qu’une réglementation trop contraignante peut conduire des entreprises (ou des états) à « réduire » leurs émissions en passant par une solution détournée type Volkswagen, mais là, c’est une autre histoire…

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