Grégoire Painvin
JMC Asset Management

Le point des gérants | 11 décembre 2017 | Editorial

Au bonheur d’un disque rayé

A l’approche de 2018, la saison des prévisions pour la nouvelle année a démarré. Nous n’avons pas de boule de cristal et personne ne peux prédire l’avenir.

Néanmoins, au risque de sonner comme un disque rayé, force est de constater qu’il y a de nombreuses raisons de rester optimiste sur le marché d’actions américaines.

Reprise mondiale de la croissance…

Tout d’abord, la reprise synchronisée de la croissance globale profite à tous sur le plan mondial. La croissance des Etats-Unis s’est d’ailleurs accélérée, affichant un niveau supérieur à sa moyenne historique depuis 2008 lors des deux derniers trimestres. Il est à noter que lorsque le pays est touché par de violentes catastrophes naturelles, l’effort de reconstruction qui suit contribue fortement au PIB. Or, en 2017, les Etats-Unis ont été touchés de plein fouet par deux ouragans de force 4 ainsi que par d’importants feux de forêt en Californie.

Plein emploi, salaires frémissants…

Ensuite, les fondamentaux de l’économie restent solides avec une situation de plein-emploi et des niveaux de salaires qui semblent enfin s’accroître, ce qui devrait profiter à la consommation. Rappelons que le plus fort contributeur au PIB américain reste de loin la consommation des ménages et le volume des ventes lors du démarrage de la saison des fêtes — marquée par le Black Friday et le Cyber Monday il y a quelques semaines — a battu des records, du moins sur Internet. Dans l’ensemble, l’optimisme de tous les acteurs économiques restent au beau fixe.

Et poursuite des Capex

De plus, la situation des entreprises est également très positive. La dernière saison des résultats a été bonne dans l’ensemble et la croissance des bénéfices devrait perdurer l’année prochaine. D’autant plus que, dans cas où le projet de loi portant sur la réforme fiscale est finalisé par le Congrès et signé par le Président, cela devrait profiter aux entreprises qui pourraient poursuivre leurs investissements (capex).

Bien sûr, nous ne sommes pas à l’abri d’un conflit géopolitique qui pourrait éclater et la situation politique aux Etats-Unis reste fluctuante. Nous surveillons de près la courbe des taux comme indicateur avancé de la prochaine récession. A ce jour, ce risque majeur reste très faible et une telle éventualité ne devrait pas arriver avant 2019 au plus tôt.

L’avis de nos gérants sous-jacents reste également positif. D’un point de vue sectoriel, les secteurs dits défensifs et à fort rendement — comme la consommation courante, les REITS et les services publics — sont beaucoup trop survalorisés, présentent de faibles perspectives de croissance et devraient être pénalisés dans un environnement de hausse des taux. A l’inverse, le secteur bancaire devrait en profiter et les secteurs plus cycliques devraient continuer de bien se porter dans un contexte de reprise globale de la croissance et de fin de cycle économique.

Ainsi, le momentum reste fort et devrait perdurer, au moins dans la première moitié de 2018. Bien sûr, la volatilité a été tellement faible en 2017 que la hausse des cours boursiers ne devrait pas se faire en ligne droite.

Grégoire Painvin
11 décembre 2017

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